On a souvent lu, ici ou là, quAlan Moore tient du druide et du mage.
Nimaginez pas quon se débine, nest-ce pas, bien au contraire!
Ou bien chanté par un bluesman du Mississippi qui puiserait son inspiration mélancolique dans des histoires de fantômes chinois.Dès lors contentons-nous de répondre à cette question que ne manquera pas de se poser toute personne au moment dacquérir lopus en question: dans cette vie contemporaine qui ne laisse le temps promo huawei de rien, sinon picorer des petits bouts de textouilles sans jeu voiture à gagner wii u en promo prétention dix minutes.On est pris de vertige.On voudrait tant chanter les louanges de cette œuvre hors-normes, mais au moment de sy mettre, on ne sait trop par où commencer.Claro le Claro traducteur et bien sûr, cest crucial ici, le Claro auteur.Date à venir, restez vigilants!Ou alors continuons pendant des heures, parlons du titre, de politique, de poésie, de théâtre, de symbolisme mais ce serait perdre trop de temps, quand celui-ci ne demande quà se laisser dilater par la lecture.Pourtant la concrétion de ce livre est si dense quon ne sy fraie pas un chemin à coup de serpe, en trois coups de cuillère à pot, ou au moyen de tout autre outil peu aiguisé sorti du discours artisanal quon utilise dordinaire ici.Comment parler des multitudes populaires qui, dâge en âge ont fait un lieu, une ville, Northampton en loccurrence?Que dire de mieux que ceci: on lit.Les filaments du monde sont emmêlés de façon bien étrange.M.) daprès un poème dAdonis sur Jérusalem.



Gloire aux éditions Inculte qui publient, dans une traduction phénoménale.
Et le parfum qui sen dégage est pourtant unique: celui des maisons délabrées des quartiers populaires dune ville du centre de lAngleterre.
Moore kidnappe son lecteur et lemmène à Northampton, quelque part dans le temps, et lhistoire quil conte est captivante (ou plus justement: les histoires).
Jérusalem a quelque chose de la tétralogie wagnérienne.Et ne pas se satisfaire de la description crue de la misère en guise de récit, comme si leur peau nétait rien dautre que leur condition sociale, mais au contraire rendre laventure que fut leur existence, en y cultivant la part de magie.Et de trouver le bon chemin, quand il y a tant doccasions de se perdre (ou de tomber).Les mains sont moites.Claro, Jérusalem, le roman-mastodonte qu, alan Moore a consacré à sa ville de Northampton et à celles et ceux qui y vécurent, et dont certains trainent encore là, spectres et souvenirs, dans les quartiers populaires des Boroughs!Primo, parce que cest passionnant.Très bientôt à Livre aux Trésors: rencontre en visioconférence avec Alan Moore, et avec Claro en chair et en os!Car Moore varie les époques, les personnages, la narration elle-même, qui passe du récit intime au conte gothique, de lhumour au drame, avec une cohérence telle quelle relève du prodige (car, au risque de la répétition, on parle ici de mille trois cents pages, trois.On rend les armes.Il sait dresser un décor.





Jérusalem en oubliant que cest un livre traduit.
Tendre ses récits de telle sorte quune première phrase lue, chargée de mystère, provoque le désir den savoir plus.